Alerte sur la hausse du prix de l’énergie pour les locataires des HLM

La hausse des prix de l’énergie va heurter de plein fouet l’ensemble des français. Toutefois pour les ménages les plus modestes, la hausse de ces prix va être plus difficile encore à encaisser. Les locataires des HLM risquent d’avoir une hausse des charges conséquentes, concernant non seulement les logements, mais aussi celles liées aux parties communes.

Question au gouvernement posée le 11/10/2022 :

M. Bastien Lachaud alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’augmentation généralisée des tarifs de l’énergie et sur ses conséquences sur les locataires d’HLM.

Depuis plusieurs mois, la France fait face à une crise énergétique sans précédent qui ne cesse de s’amplifier et ce à l’approche de l’hiver. Ces augmentations drastiques des tarifs de l’énergie ne sont pas sans conséquence pour les organismes de logement social, qui devront les reporter sur les charges locatives dès cet hiver. Le mercredi 14 septembre 2022, la Première ministre a pourtant annoncé que les tarifs du gaz et de l’électricité n’augmenteront « que de 15 % » par la prolongation du bouclier tarifaire plafonné en 2023 pour les ménages, collectivités et entreprises.

Une telle augmentation va néanmoins peser sur les ménages les plus modestes, qui devront supporter cette hausse des tarifs énergétiques, sans pour autant voir leur pouvoir d’achat augmenter. Par ailleurs, ce bouclier tarifaire ne concernant pas les consommateurs de fioul, de gaz de pétrole liquéfié ou de bois va donc laisser des millions de Français sans protection tarifaire. Le Gouvernement entend répondre à ces augmentations à coup de « chèque énergie » pour les foyers les plus modestes.

La ministre de la transition écologique a annoncé que cette aide de 100 à 200 euros sera indexée sur les revenus des bénéficiaires et que certains oubliés du bouclier tarifaire pourront en bénéficier. Par ailleurs, ce bouclier tarifaire ne s’applique pas pour la fourniture d’énergie pour les parties communes des immeubles.

En Seine-Saint-Denis, dans le département de la circonscription d’élection de M. le député, le directeur général de Seine-Saint-Denis Habitat annonce que les dépenses liées aux parties communes (éclairage, ascenseurs, ventilation etc.) « passeraient en moyenne de 10 euros à 60 euros par mois pour les locataires des 33 000 logements de Seine-Saint-Denis Habitat ». Cette augmentation des dépenses liées aux parties communes vient alors s’additionner à l’augmentation considérable des charges que paye déjà chaque foyer HLM.

En outre, force est de constater que de telles « solutions » face à la crise énergétique ne permettent aucunement de répondre à la détresse de millions de ménages français. Pour de nombreux locataires d’HLM, la part des charges pourrait même excéder le loyer lui-même. Dès cet hiver, ces foyers devront faire le choix impossible de se chauffer ou non, laissant craindre un épisode hivernal particulièrement difficile.

Aussi, il souhaite savoir ce qu’il compte faire pour protéger notamment les locataires d’HLM face à la flambée des prix de l’énergie. Il souhaite également savoir quand le Gouvernement compte mettre en œuvre un blocage des prix de l’énergie afin d’éviter de telles conséquences sur les ménages, les collectivités et les entreprises.