Ce matin à Aubervilliers, à l’appel de la FCPE d’Aubervilliers, les parents d’élèves ont une nouvelle fois rappelé une évidence que le ministère de l’Éducation nationale refuse de regarder en face : dans notre département, l’école publique est meprisée.
Elle tient debout uniquement grâce à la détermination des familles, des enseignants et de l’ensemble des personnels.
Depuis des années, j’alerte sur les classes supprimées et surchargées, sur les postes supprimés, l’absence d’AESH, d’AED, d’infirmières, de psychologues, les établissements délabrés, et chaque rentrée confirme que la situation continue de se dégrader.
Si les parents se mobilisent, c’est parce que leurs enfants se retrouvent dans des conditions d’apprentissage indignes d’un pays qui prétend défendre l’égalité républicaine.
On demande à l’école publique et aux personnels de l’éducation de faire avec moins, toujours moins, alors que les besoins explosent.
Je veux dire ici ma solidarité pleine et entière avec celles et ceux qui refusent de laisser l’école publique reculer encore.
Les habitants de ce département ont droit à la même qualité de service public que partout ailleurs. Il est temps que l’État prenne la mesure de ses responsabilités : investir, recruter, stabiliser, réparer, renforcer. Rien de tout cela n’est impossible. Ce qui manque, c’est la volonté politique pour enfin mettre en place un Plan d’urgence pour l’éducation en Seine-Saint-Denis.
L’éducation de nos enfants est notre avenir, l’école mérite mieux que l’austérité et le mépris.
Soutien total aux communautés éducatives.