66 ans de l’essai nucléaire français en Algérie

Le 13 février 1960, la France réalisait son premier essai nucléaire dans le Sahara algérien, marquant le début d’un drame sanitaire et environnemental pour les populations locales. Entre 1960 et 1966, 17 essais ont eu lieu, laissant des territoires contaminés et des milliers de victimes. Les conséquences, telles que cancers

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Le 13 février 1960, il y a 66 ans, la France réalisait son premier essai nucléaire dans le Sahara algérien, nommé Gerboise bleue.

Présenté à l’époque, du côté de l’Hexagone, comme une prouesse technologique et stratégique, ce fut pour les populations locales et colonisées le début d’un long et épouvantable drame sanitaire et environnemental.

Entre 1960 et 1966, 17 essais nucléaires français ont été menés en Algérie.

Des territoires entiers ont été exposés aux radiations, des zones restent contaminées encore aujourd’hui, et surtout des milliers de personnes ont été victimes de ces essais.

Des associations documentent encore des cancers, leucémies, maladies chroniques et malformations congénitales. Des familles vivent avec ces conséquences depuis des générations.

Et pourtant, la reconnaissance et l’indemnisation restent extrêmement limitées. Trop peu de victimes ont été indemnisées, en Algérie comme en Polynésie française. L’accès complet aux archives et la décontamination des sites n’ont toujours pas abouti.

Justice, réparation, décontamination, transparence : ce ne sont pas des demandes excessives, mais des exigences légitimes.

Reconnaître ces torts, dire clairement que ces essais en Algérie comme en Polynésie française n’ont pas pris en compte la protection sanitaire des populations locales, et agir enfin pour les victimes, c’est une question de responsabilité, de mémoire et de justice que nous nous devons collectivement en tant que nation.

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