Le ministre de l’intérieur me menace : je lui réponds

Le ministre de l’intérieur me menace : je lui réponds. Vos menaces n’impressionnent personne. Ni vous ni le corps préfectoral n’êtes au-dessus du débat démocratique et de la critique. La parole des élus d’opposition est libre. Quand le préfet des Hauts-de-Seine outrepasse tout devoir de neutralité en publiant des notes

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Vos menaces n’impressionnent personne.

Ni vous ni le corps préfectoral n’êtes au-dessus du débat démocratique et de la critique.

Et, ne vous en déplaise, la parole des élus d’opposition est libre.

Commencez plutôt par rappeler à l’ordre vos préfets, dont certains ont depuis longtemps tourné le dos aux principes qui devraient guider leur action.

Quand le préfet des Hauts-de-Seine outrepasse tout devoir de neutralité et de laïcité en publiant des notes idéologiques dans des revues de droite-extrême ou en prononçant une conférence dans une église.

Quand dans une préfecture comme celle de mon département, la Seine-Saint-Denis, renouveler un titre de séjour, obtenir un rendez-vous ou même une simple réponse est un parcours du combattant, ou que le droit au logement est une fiction totale.

Quand mes collègues Aly Diouara ou Aurélien Taché sont visés par des plaintes émanant des préfets pour avoir dénoncé les violences et les bavures policières, c’est-à-dire pour avoir tout simplement…dit la vérité.

« Garants de l’application des lois et des principes républicains » dites-vous. Ah bon ?

Nous n’avons visiblement pas la même idée des principes républicains et du sens de l’Etat.

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