Mort d’un intérimaire de 22 ans

Le sang se glace à la lecture du récit de la mort tragique d’un jeune intérimaire de 22 ans. Alors que la CGT avait tiré la sonnette d’alarme sur les conditions de travail, la direction a choisi d’ignorer les avertissements. Aujourd’hui, un jeune homme est mort, et la réponse de

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Le sang se glace à la lecture du récit de la mort de ce jeune travailleur intérimaire chez Lustucru, âgé de 22 ans à peine. Nos pensées vont à sa famille, ses proches, ses camarades de travail.

Comment aussi ne pas serrer les poings de rage ? Car il n’aurait pas du mourir. La CGT avait alerté sur les conditions de travail et la sécurité sur le site. Mais la direction a ignoré. Rien n’a été fait.

A présent un jeune est mort. Et qu’apprend-on ? Que la direction souhaite reprendre la production au plus vite, ouvrir une nouvelle ligne de fabrication, qu’elle recommande aux salariés « d’oublier l’accident ».

1297 travailleurs et travailleuses sont morts comme lui au travail, en France, en 2025. Un chiffre en hausse continue. Le plus élevé d’un pays de l’union européenne. Parce que les alertes ne sont pas écoutées. Parce que la précarité règne. Parce que les normes sont relâchées. Parce que la médecine et l’inspection du travail sont saccagées.

Ce sont des choix politiques. Délibérés. Les puissants et leur bourgeoisie de cour s’agitent sur les plateaux télé en versant des larmes de crocodile : « pénibilité », « première ligne »…mais rien n’est fait, pendant ce temps, le pouvoir défait méthodiquement tous les droits des travailleurs, et tout se dégrade pour celles et ceux qui triment, jusqu’au prix de leur vie.

Voilà, à l’état brut, la violence de classe d’un monde où le patronat et le profit imposent leur loi. Jamais nous ne y nous soumettrons. Jamais nous n’abandonnerons la lutte. Parce que jamais, personne, ne devrait mourir au travail.

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