Il y a deux ans débutaient les révoltes populaires en Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Quinze morts. Des milliards d’euros de dégâts. Une crise économique, sociale et sanitaire qui frappe encore durement l’archipel.
Cette tragédie est le résultat direct du passage en force du gouvernement sur le dégel du corps électoral, en rupture avec l’esprit des accords de Matignon et de Nouméa, qui reposaient sur la recherche du consensus dans un processus de décolonisation encore inachevé.
J’ai proposé, avec le groupe de la France insoumise à l’Assemblée, qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise à l’ordre du jour afin de faire toute la lumière sur ces évènements. La réponse répressive d’une violence inouïe de la part de l’Etat contre les populations Kanak est jugée totalement disproportionnée par plusieurs organismes indépendants.
Je demande à ce que cette commission d’enquête soit mise à l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale.
Après l’échec de l’accord de Bougival et le rejet du texte à l’Assemblée nationale, les élections provinciales annoncées pour le 28 juin 2026 doivent permettre de redonner la parole au peuple de Kanaky-Nouvelle-Calédonie.
Il faut reprendre le chemin du dialogue, du respect et de la décolonisation, loin des passages en force permanents des macronistes. La paix ne pourra revenir durablement que par une solution politique librement consentie, permettant à la Kanaky-Nouvelle-Calédonie d’accéder à sa pleine émancipation.
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