Affaire Christian Tein : quand la justice déplaît aux défenseurs de l’ordre colonial

Après des mois durant lesquels Christian Tein et plusieurs militants indépendantistes kanaks ont été présentés comme des coupables avant même tout jugement, la justice a prononcé un non-lieu général. Cette décision a suscité de vives réactions, certains allant jusqu’à mettre en cause l’impartialité des magistrats. Pourtant, dans un État de

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« Juges rouges ».

Voilà donc la réaction de Nicolas Metzdorf lorsqu’une décision de justice ne va pas dans son sens.

Peut-être est-il surtout déstabilisé par une situation à laquelle les tenants de l’ordre colonial ne sont pas habitués : voir des responsables indépendantistes kanaks bénéficier pleinement de leurs droits et obtenir gain de cause devant une juridiction indépendante.

Pendant des mois, Christian Tein et d’autres militants kanaks ont été traités comme des coupables avant même tout jugement. Aujourd’hui, la justice prononce un non-lieu général. Alors ce ne sont plus les accusés qui seraient en faute, mais les juges.

Cette réaction en dit long. Rappelons d’ailleurs que le parquet a fait appel de cette décision. La procédure suit donc son cours normal.

Pour certains, lorsqu’il s’agit du mouvement indépendantiste kanak, seule la répression est légitime. Dès que la justice s’écarte de ce scénario, elle devient suspecte.

C’est précisément ce logiciel colonial que cette décision vient bousculer.

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