Le non-lieu général ordonné en faveur des militants kanaks poursuivis après les événements de 2024 est un sérieux désaveu pour tous ceux qui ont voulu réduire la crise en Kanaky-Nouvelle-Calédonie à une simple affaire d’ordre public.
Cette affaire montre ce que nous dénonçons depuis le début : une justice coloniale en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, où seul le dépaysement de la procédure a permis que justice soit réellement rendue.
On ne répond pas à une question coloniale par la répression. Il est temps de regarder en face les véritables causes de la crise : le passage en force de l’État.
La sortie de crise passera par le dialogue politique, le respect du peuple kanak et la reprise d’un véritable processus de décolonisation.
Aujourd’hui, plus que jamais, une commission d’enquête parlementaire est indispensable pour faire toute la lumière sur la répression à l’œuvre lors des évènements de mai 2024.
