Depuis septembre, des lycéennes et des lycéens du lycée Le Corbusier à Aubervilliers n’ont tout simplement pas de cours de spécialité en physique-chimie. En Première comme en Terminale. À quelques mois du baccalauréat…
Ce n’est pas un dysfonctionnement ponctuel. C’est un choix politique. Il ne se passe pas un mois, depuis des années, sans que je dénonce cette situation insupportable.
Elle n’a rien d’exceptionnel. Elle est ancienne, documentée, dénoncée depuis des années par les parents d’élèvese et les enseignants. En Seine-Saint-Denis, des générations d’élèves ont payé le prix du non-remplacement des professeurs, du manque de personnels de vie scolaire, de l’abandon du service public d’éducation.
Les conséquences sont lourdes : rupture de la continuité pédagogique, rupture d’égalité, reproduction des inégalités sociales et territoriales. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Les élèves des quartiers populaires.
J’apporte tout mon soutien à la mobilisation des élèves et des familles du lycée Le Corbusier. Ils ont raison de se battre.
Il faut des enseignants immédiatement, des moyens humains et matériels à la hauteur. Pas des promesses de rentrée, pas des annonces sans effet.
L’école publique mérite mieux que cette gestion par la pénurie. Et les élèves aussi.

