Scandale : morte dans la rue à 66 ans

Sylviane est morte dans la rue à 66 ans, quelques mois après avoir été expulsée de son logement malgré des années d’alertes, de demandes restées sans réponse et d’appels à l’aide ignorés. Ce drame n’est pas un accident, c’est la conséquence directe d’un système qui laisse des personnes tomber dans

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Sylviane est morte dans la rue à 66 ans, quelques mois après avoir été expulsée de son logement malgré des années d’alertes, de demandes restées sans réponse et d’appels à l’aide ignorés.

Ce drame n’est pas un accident, c’est la conséquence directe d’un système qui laisse des personnes tomber dans la misère, et d’institutions incapables d’assurer le droit le plus élémentaire, celui d’avoir un toit.

La réalité est simple : sa demande de logement social déposée en 2020 n’a jamais abouti, le couple a été expulsé pour un retard de loyer alors qu’ils continuaient de payer chaque mois, aucune solution digne n’a été proposée. Tout cela dans un pays qui compte plus de 3 millions de logements vacants.

Cette réalité, je la vois, je l’entends chaque semaine dans mes permanences à Aubervilliers et Pantin. En Seine-Saint-Denis, 120 000 demandes de logement social restent en attente, des milliers et des milliers de personnes sont frappées par les mêmes problèmes et la même misère : les autorités n’ont aucune solution et le gouvernement continue de punir les habitants les plus précaires.

Sylviane est morte de fatigue, d’épuisement, d’angoisse, de précarité. Elle est morte d’un système qui broie les plus fragiles. Et aujourd’hui encore, son mari se retrouve balloté de solution temporaire en solution précaire, comme si la tragédie n’avait rien appris à personne.

Combien de drames faudra-t-il pour que les pouvoirs publics assument enfin leur responsabilité ? Combien de vies détruites avant que l’État et les communes garantissent réellement le droit au logement ?

Ce qui est arrivé à Sylviane n’aurait jamais dû se produire. Son fils a raison. Il faut une politique du logement digne, humaine, ambitieuse. Une politique qui protège, qui prévient, et surtout qui mette fin aux expulsions sans relogement.

Le silence, l’inaction politique et la bureaucratie tuent. Il est temps que cela cesse. Assez !

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