Kanaky-Nouvelle-Calédonie : pourquoi nous rejetons l’accord de « Bougival »

« Bougival » n’est pas un accord. C’est un passage en force. Alors que trois des quatre parlementaires de Kanaky–Nouvelle-Calédonie s’opposent à ce texte, alors que le FLNKS refuse cet accord, le gouvernement persiste. Il parle de « consensus » là où il n’existe pas. Ce projet marque une rupture

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« Bougival » n’est pas un accord. C’est un passage en force. Alors que trois des quatre parlementaires de Kanaky–Nouvelle-Calédonie s’opposent à ce texte, alors que le FLNKS refuse cet accord, le gouvernement persiste. Il parle de « consensus » là où il n’existe pas.

Ce projet marque une rupture grave avec 40 ans d’un processus unique de décolonisation engagé depuis les accords de Matignon et prolongé par l’accord de Nouméa. Rupture avec le principe du consensus. Rupture avec l’impartialité de l’État. Rupture avec la trajectoire de décolonisation prévue par la Constitution.

Après les événements de mai 2024, provoqués par un premier passage en force, le pouvoir choisit d’enfoncer le clou. Une fuite en avant irresponsable, qui met en péril l’avenir de l’archipel.

Une seule voie est possible : abandonner ce texte, convoquer les élections provinciales, et rouvrir des négociations sur des bases claires et respectueuses de toutes les parties. Fidèles à l’esprit de la poignée de main, fidèles à l’accord de Nouméa, nous refusons cette manœuvre. Nous voterons contre.

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