Seine-Saint-Denis : 275 fermetures de classes, l’école publique sous pression

275 fermetures de classes en Seine-Saint-Denis : un chiffre qui illustre concrètement les effets des budgets d’austérité votés par le gouvernement. À Aubervilliers, 15 classes sont concernées, à Pantin 9, dans un département déjà fortement fragilisé en moyens humains et matériels. Alors que les élèves subissent des absences non remplacées

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Je refuse que l’on sacrifie encore l’école publique en Seine-Saint-Denis. À la rentrée, 275 classes pourraient fermer dans le département.

À Aubervilliers, ce sont 15 classes qui disparaîtraient. À Pantin, 9. Derrière ces chiffres, ce sont des conditions d’apprentissage déjà dégradées qui vont encore se détériorer. Le gouvernement justifie ces fermetures par la baisse du nombre d’élèves. Mais si les effectifs diminuent, pourquoi ne pas en profiter pour réduire le nombre d’élèves par classe et rattraper le retard de la France, qui reste l’un des pays européens où les classes sont les plus chargées ?

La réalité, c’est que l’école publique en Seine-Saint-Denis est abandonnée. Des enseignants non remplacés, des élèves qui perdent des mois d’enseignement, des familles contraintes de chercher ailleurs ce que l’État devrait garantir partout : une éducation de qualité. À la fin du collège, un élève de Seine-Saint-Denis a déjà perdu l’équivalent d’un an et demi de scolarité à cause des absences non remplacées.

C’est une injustice profonde, parfaitement documentée, que les gouvernements successifs refusent de traiter. Pendant des mois, on nous a expliqué que les suppressions de classes permettraient de renforcer les remplacements.

Aujourd’hui, les retours du terrain sont clairs : la situation est pire que l’an dernier. Cette politique est la conséquence directe des choix budgétaires d’austérité. Quand on supprime des milliers de postes au niveau national, les conséquences se voient dans nos écoles, dans nos quartiers et dans l’avenir de nos enfants.

La mobilisation doit continuer. Pour défendre l’école publique, pour obtenir les moyens nécessaires et pour mettre fin à ces politiques qui creusent les inégalités territoriales au lieu de les combattre.

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