Hier et aujourd’hui, à Aubervilliers et Pantin, nous commémorions la mémoire de l’esclavage et de ses abolitions.
Je remercie mes camarades, élu·es et militant·es insoumis·es, de m’avoir représenté en ces occasions.
Le 10 mai 2001, avec l’adoption de la loi Taubira par le parlement, notre pays reconnaissait enfin la traite négrière pour ce qu’elle fut : un crime contre l’humanité. Entre le XVe au XIXe siècle, des dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants furent capturés en Afrique, transportés à travers les océans, et réduits en esclavage.
Le poète Edouard Glissant écrivait que « l’oubli offense, et la mémoire quand elle est partagée, abolit cette offense. »
Pourrons-nous jamais abolir l’offense à l’humanité que fut la traite négrière, réparer le passé ? Devant le caractère immense, inouï, du crime, la réponse se dérobe. Mais nous pouvons, et nous devons, ne jamais oublier.




