Pendant des décennies, les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata ont été recouverts par le silence et le déni.
Quelques voix ont tenté d’alerter dès 1945. Elles furent ignorées.
Il aura fallu attendre 2005 pour qu’un représentant officiel de la République française reconnaisse enfin une “tragédie inexcusable”. Mais les mots ne suffisent pas. Il faut nommer les faits pour ce qu’ils sont : un massacre colonial, un crime d’État.
La vérité historique n’affaiblit pas la République.
Le déni, lui, l’abîme.
Reconnaître les crimes coloniaux, ouvrir les archives, transmettre cette mémoire, ce n’est pas “diviser”. C’est refuser que l’oubli serve de refuge aux nostalgies coloniales, au racisme et aux discours de haine.
Parce que la mémoire n’est pas tournée vers le passé seulement.
Elle éclaire le présent.
Elle aide à comprendre les violences du monde d’aujourd’hui.
Et elle rappelle que les peuples n’obtiennent jamais leur liberté sans lutte.
Le combat pour la vérité et pour la justice continue.