Organisation des élections provinciales en Kanaky Nouvelle-Calédonie

L’organisation des prochaines élections en Kanaky-Nouvelle-Calédonie ne peut pas être laissée à l’improvisation. Les récentes municipales à Nouméa ont révélé des pratiques inacceptables, avec des bureaux de vote supprimés, rendant l’accès au scrutin difficile pour les populations les plus vulnérables. Cette situation soulève des questions cruciales sur l’égalité devant le

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L’organisation des prochaines élections en Kanaky-Nouvelle-Calédonie ne peut pas être laissée à l’improvisation ou, pire, à des pratiques qui bafouent la démocratie.

Lors des dernières municipales à Nouméa, des dizaines de bureaux de vote ont été supprimés et regroupés, obligeant une partie de la population, notamment dans les quartiers populaires et kanak, à parcourir des kilomètres pour pouvoir voter. Dans des zones où beaucoup n’ont pas de voiture, cela revient concrètement à empêcher de voter.

Le résultat est clair : une participation affaiblie là où vivent les populations les plus concernées, une rupture d’égalité devant le suffrage, et un doute sérieux sur la sincérité du scrutin.

Ce n’est pas acceptable.

La Kanaky-Nouvelle-Calédonie est toujours considérée par l’ONU comme un territoire à décoloniser. Dans ce contexte, l’État français a une responsabilité particulière : garantir des élections irréprochables, transparentes, et réellement accessibles à toutes et tous.

Ce qui s’est passé ne doit plus jamais se reproduire.

J’interpelle le gouvernement pour qu’il prenne toutes les mesures nécessaires afin d’assurer l’égalité devant le vote et la sincérité des prochaines élections provinciales.

Le peuple kanak doit pouvoir s’exprimer librement. C’est une exigence démocratique. C’est une exigence politique.

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