15 morts. Des milliers de blessés. Une économie à genoux et un gouvernement qui refuse toujours de rendre des comptes.
Avec la Présidente Mathilde Panot, et le groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, nous demandons la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la violente répression de la révolte populaire de mai 2024 en Kanaky-Nouvelle-Calédonie
Car ce qui s’est passé n’est pas une simple crise.
C’est la conséquence directe d’un passage en force de l’État, qui a rompu avec 40 ans de processus de décolonisation fondé sur le consensus et l’impartialité de l’Etat, depuis les accords de Matignon-Oudinot et de Nouméa : refus de reporter le référendum demandé par le peuple kanak, remise en cause de l’impartialité de l’État, passage en force sur le dégel du corps électoral.
Face à cela, un peuple s’est levé et la réponse a été une répression violente, dénoncée y compris par la Commission nationale consultative des droits de l’homme.
Aujourd’hui, une question s’impose : comment en est-on arrivé là ?
Ce qui s’est passé est grave et l’État doit rendre des comptes. La vérité est une exigence démocratique et une condition pour en finir avec la logique coloniale encore à l’œuvre.