À la rentrée de septembre 2026, 15 classes devraient fermer à Aubervilliers et 9 à Pantin.
C’est une décision brutale, injuste, qui va frapper des centaines d’élèves, de familles et de personnels. Une classe qui ferme, ce sont des classes surchargées, des conditions d’apprentissage dégradées, des équipes éducatives sous pression. C’est l’avenir de nos enfants qu’on abîme.
Cette décision est plus inacceptable encore car elle touche des villes populaires déjà pénalisées depuis des années. En Seine-Saint-Denis, l’État dépense bien moins que la moyenne nationale pour chaque élève. Le non-remplacement des enseignants fait perdre, en moyenne, une année de scolarité aux élèves. Ce constat est documenté, connu, incontestable. Les inégalités se creusent.
La vérité, c’est que ces fermetures sont le produit d’une politique d’austérité et de relégation territoriale. Toujours les mêmes territoires, toujours les mêmes élèves qui paient le prix.
Je refuse cette logique. Depuis des années, je suis aux côtés des parents, des enseignants, des personnels mobilisés à Aubervilliers et à Pantin, et partout dans le département. Je leur apporte à nouveau tout mon soutien.
J’appelle toutes celles et ceux qui le peuvent à rejoindre la mobilisation du mardi 31 mars.
Nos écoles ont besoin de tout l’inverse : un plan d’urgence, des moyens à la hauteur, et une égalité réelle pour tous les élèves.
Je continuerai de me battre pour cela.
