J’apporte tout mon soutien à Sofienne Karroumi contre cet article infâme.
Le JDD recycle sans surprise ses vieilles ficelles : salir, caricaturer, insinuer.
À Aubervilliers, ce qui s’est joué, ce n’est pas une « victoire sous tension », c’est la fin d’une gestion de droite méprisante, violente et le retour d’une majorité issue des quartiers populaires.
À Aubervilliers comme à Saint-Denis ou à La Courneuve ce qui dérange c’est que les habitants des quartiers populaires votent. Qu’ils s’organisent. Qu’ils gagnent !
Pendant des années, ils ont fait croire que le danger venait de la colère. En réalité, ce qui fait trembler ce système, c’est le bulletin de vote quand il est saisi par celles et ceux qu’on voulait tenir à l’écart.
Alors on disqualifie. On parle de « dérives », de « communautarisme », on soupçonne les engagements dès que le peuple ose participer à la vie politique.
La vérité est simple : quand les classes populaires cessent de subir et commencent à décider, ça dérange. Beaucoup.
Leur vieux monde s’effrite et c’est précisément pour ça qu’il faut continuer.
