Après trois reports des élections provinciales en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, le Conseil constitutionnel a clairement indiqué en novembre dernier que, faute d’accord politique consensuel sur l’avenir institutionnel, ces élections devaient se tenir au plus tard en juin.
Les élus provinciaux auront ainsi vu leur mandat prorogé d’environ un an et demi, dans l’attente d’un accord que le gouvernement pensait imposer en ouvrant le corps électoral avec l’accord de Bougival. tentative qui a échoué.
Et voilà que la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou met la pression sur les parlementaires en affirmant qu’on risque « d’organiser des élections dans la précipitation au mois de juin, sans cadre politique lisible pour les électeurs. Et c’est toujours un danger ».
Respecter la décision du Conseil constitutionnel et organiser des élections démocratiques serait donc devenu un problème ? L’État n’est-il plus capable de faire fonctionner les institutions démocratiques et d’assurer le respect de l’État de droit ?