Mediapart révèle des dizaines de conversations privées attribuées à Jordan Bardella au début de sa carrière politique.
On y retrouve des propos antisémites, des théories complotistes sur les Juifs, les banques et le « Nouvel Ordre mondial », ainsi qu’une fascination assumée pour Alain Soral et les réseaux qui gravitaient autour de lui.
Et surtout, on découvre ce que signifiait déjà pour Bardella la « dédiabolisation » : non pas changer l’idéologie, mais apprendre à la cacher.
« La politique c’est de la com », écrivait-il alors. Tout est là.
Pendant des années, ils ont repeint la façade, mis des costumes et des cravates, ce sont brossés les cheveux, ont modifié le nom du parti et expliqué qu’ils avaient changé.
Mais derrière tout cela, les vieilles obsessions de l’extrême droite étaient toujours là. Racsime, antisémitisme, théorie du complot, violences, stigmatisations.
Quand l’extrême droite demande qu’on oublie ce qu’elle a été, il faut précisément regarder son passé et ce qu’elle cherche à cacher.
La grande opération de « dédiabolisation » du RN prend encore un sacré coup.