J’étais présent à la réunion avec le recteur pour faire le bilan de la rentrée. À Aubervilliers et à Pantin, les familles et les personnels de l’Éducation nationale m’alertent depuis des années sur la dégradation de leurs conditions d’enseignement et d’apprentissage.
Classes saturées, enseignants non remplacés, postes vacants, manque de psychologues scolaires et de conseillers principaux d’éducation : les difficultés sont concrètes et elles ont des conséquences directes sur les élèves comme sur les équipes éducatives.
À Rosa Luxemburg, au Corbusier, à Jean Lolive, à Joliot-Curie, mais aussi dans plusieurs écoles d’Aubervilliers et de Pantin, les mêmes problèmes reviennent. Les personnels font tenir les établissements à bout de bras alors que les moyens nécessaires ne sont pas au rendez-vous.

Cette situation ne concerne d’ailleurs pas uniquement nos villes. Selon les chiffres communiqués par les syndicats, 61 % des établissements de l’Académie de Créteil ont commencé l’année avec au moins un professeur manquant. Derrière ce chiffre, ce sont des heures de cours perdues, des classes surchargées et des équipes contraintes de compenser en permanence les absences et les postes non pourvus.
On ne peut pas demander toujours davantage aux enseignants et aux personnels tout en leur donnant toujours moins de moyens. On ne peut pas demander aux élèves de réussir quand les conditions nécessaires pour apprendre ne sont pas réunies.
L’école publique doit permettre à chaque enfant de bénéficier d’un enseignement de qualité. Cela passe par des classes à taille humaine, des enseignants en nombre suffisant, des remplacements assurés et des personnels éducatifs et médico-sociaux présents dans les établissements.

Avec La France insoumise et notre groupe parlementaire, nous continuerons à porter ces exigences et à défendre un véritable plan d’urgence pour l’éducation : recruter les personnels nécessaires, ouvrir les postes vacants, améliorer les conditions de travail et donner enfin à l’école publique les moyens de remplir sa mission.
Pour nos enfants, pour les personnels, pour l’avenir de l’école publique : il faut des moyens. Maintenant.