Paris-Bruxelles : l’axe des lobbies

La fin de semaine a été particulièrement chargée. L’activité du parlement est rarement détaillée et encore moins mise en valeur. Il y aurait pourtant eu matière : on discutait de la loi agriculture et alimentation, et les débats ont duré jusqu’à environ six heures du matin le samedi. Le vote sur l’abandon du glyphosate, refusé par les marcheurs, a eu lieu à 4h30 du matin ! Qui le signale ? Ne serait-ce que pour alerter sur les conditions dans lesquelles on légifère dans ce pays. Qui peut penser qu’on a l’esprit au clair au bout d’une nuit blanche ? Est-ce là la façon dont les Français·e·s veulent qu’on fasse les lois ? Bien sûr que non !

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L’écologie, notre « ardente obligation »

La semaine dernière avait commencé avec la nomination de François de Rugy pour succéder à Nicolas Hulot. Elle s’est achevée avec de nombreuses marches pour le climat partout en France. Voilà qui en dit long sur la situation. Il faut saisir toute la signification de ce moment.

La première chose à observer : la prise de conscience écologique est quasiment arrivée à maturité dans notre population. Les décideurs devraient en avoir pleine conscience. Les graines ont été semées il y a longtemps déjà. Bien des pionnier·e·s ne sont plus là pour assister à la floraison de leurs efforts, mais nous savons ce que nous leur devons. Devant l’immensité des défis qui se présentent devant nous, il est bon aussi de regarder le chemin parcouru, depuis la dénégation totale, l’indifférence, jusqu’à la prise de conscience d’une grande partie de la population de l’urgence d’agir.

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La Macronie crie au loup

Quelle rentrée ! Quel contraste entre le succès de nos AmFis 2018 à Marseille et la déconfiture de la Macronie ! La France insoumise a rassemblé plus de trois mille personnes qui ont participé à plus de 130 ateliers étalés sur 4 jours. Des discussions ont pu avoir lieu avec de nombreux·ses ami·e·s européen·ne·s et avec des membres de l’ensemble des forces politiques françaises, à l’exception bien sûr du Rassemblement national. Il est devenu évident un peu plus d’un an après l’élection présidentielle que la France insoumise est la force dynamique au sein des oppositions. Elle est la plus susceptible de garantir le débat démocratique et de préparer l’avenir.

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Pourquoi je vote la censure du gouvernement

Avec l’affaire Benalla-Macron, c’est l’État lui-même qui est attaqué. Parce qu’à cause de cette usurpation des insignes de l’autorité publique, le doute est possible sur la légitimité des personnes portant le brassard « police ». Cela risque de rendre plus difficile la tâche de celles et ceux qui sont authentiquement dépositaires de l’autorité publique. Parce que la confusion des rôles remet en cause le monopole de la violence légitime. Parce que l’instauration d’un copinage malsain, depuis le plus haut sommet de l’État, jusqu’à créer des hiérarchies parallèles, des polices politiques sous l’autorité de l’Elysée et non du ministère de l’Intérieur. Parce qu’il a fallu un scandale d’État, révélé au grand public par la presse, pour que de réelles poursuites soient engagées contre un membre du cabinet du Président de la République qui allait, jusqu’alors impunément, tabasser des opposants.

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Benalla, le sbire du roi Macron ?

Avec l’Affaire Benalla, nous vivons un séisme politique d’ampleur exceptionnelle. Je rappelle rapidement les faits : le 1er mai, un homme travaillant comme chef de cabinet adjoint du président de la République, s’est fait passer pour un agent de police et a profité de cette confusion pour frapper très violemment plusieurs personnes et les faire interpeler. Ces faits auraient dû être très sévèrement sanctionnés par sa hiérarchie, et immédiatement transmis à la justice.

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Macron le Petit : du président des riches au roi des riches

Le président des riches a la folie des grandeurs. Comme il l’avait fait il y a un an pour lancer la destruction du code du travail, il convoque les députés et les sénateurs à Versailles. Manifestement l’endroit lui plaît : il n’arrête pas de s’y rendre : une première fois suite à son élection pour donner le ton à la nouvelle majorité, pour recevoir Vladimir Poutine, une fois encore pour une immense réception des grands businessmen du monde entier… On finit par penser que l’Élysée est trop petit et qu’il s’apprête à déménager.

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